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5 choses importantes à savoir sur la crise du blocus du Qatar

Il y a trois ans, un blocus aérien, terrestre et maritime a été imposé au Qatar par quatre pays arabes : L’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, le Bahreïn et l’Égypte ont coupé les liens diplomatiques et commerciaux avec Doha, la capitale du Qatar, et ont imposé un blocus maritime, terrestre et aérien au pays, prétendant qu’il soutenait le « terrorisme » et était trop proche de l’Iran.
Voici cinq choses que vous devez savoir sur la crise du Qatar en Moyen-Orient :

• Le début de la crise Qatar-GCC
Le 23 mai 2017, des pirates informatiques ont publié des déclarations attribuées à l’émir du Qatar sur le site web de l’agence de presse de l’État qatari. Ces remarques, louant l’Iran et critiquant la politique étrangère américaine, ont été reprises et diffusées sur plusieurs réseaux de télévision appartenant aux Émirats arabes unis et à l’Arabie saoudite.
La nouvelle a été publiée pour la première fois deux jours après que le président américain Donald Trump ait rencontré les dirigeants arabes et musulmans à Riyad. Le 24 mai, les autorités d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis ont également bloqué le site web d’Al Jazeera.

• L’effondrement de la diplomatie
Le 5 juin, le ministère des affaires étrangères du Bahreïn, de l’Arabie Saoudite, des EAU et de l’Égypte a publié des déclarations annonçant la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar. L’Arabie Saoudite a alors fermé sa frontière terrestre avec le Qatar et, avec trois autres pays, a imposé un embargo terrestre, maritime et aérien à son voisin.
Les quatre pays ont affirmé que le Qatar travaillait à soutenir le « terrorisme », entretenait des relations intimes avec l’Iran et s’ingérait dans les affaires intérieures de leur pays.
Le Qatar a répondu en disant qu’il n’y avait aucune justification légitime aux actions effectuées par les quatre pays. Il a ajouté que la décision représentait une violation de sa souveraineté, et qu’il s’efforcerait de s’assurer qu’elle n’affecterait pas les citoyens et les résidents.

• Les origines du conflit
Un précédent clivage diplomatique s’était développé en 2014 entre les pays asiatiques, lorsque l’Arabie Saoudite, les EAU et le Bahreïn avaient retiré leurs diplomates, affirmant que le Qatar soutenait des groupes armés. Cependant, la frontière est restée ouverte et les Qatariens n’ont pas été expulsés.
Les tensions avec le Qatar ont généralement tourné autour de son soutien présumé aux mouvements islamiques politiques, tels que les Frères musulmans, ainsi que des plaintes concernant le réseau de médias Al Jazeera, qui est basé à Doha. Ces tensions ont été exacerbées par le printemps arabe de 2011, lorsque l’Arabie saoudite et le Qatar ont été considérés comme soutenant des camps différents.
Le 7 juin 2017, le ministre saoudien des affaires étrangères a déclaré que le Qatar devait cesser de soutenir des groupes tels que le Hamas et les Frères musulmans.

• Le refus des demandes
Les quatre pays ont publié une liste de demandes à exécuter dans les dix jours, que le Qatar a rapidement rejetée. En haut de la liste figurait le déclassement des liens diplomatiques avec l’Iran, mais aussi l’arrêt de la coopération militaire avec la Turquie.
Ces pays ont également demandé à Doha de rompre les liens avec les groupes terroristes, et de mettre fin au financement de personnes et de groupes désignés comme « terroristes » par les États-Unis et d’autres nations, et de cesser toute ingérence présumée dans les affaires d’autres États.

• L’impact financier
L’économie du Qatar a fait preuve de résistance face au blocus et à la baisse des prix du pétrole, a déclaré le Fonds monétaire international à l’approche du deuxième anniversaire.
Le Fonds a estimé la croissance du PIB réel à 2,2 %, contre 1,6 % en 2017, et a également déclaré que le secteur bancaire du pays était en bonne santé, bien qu’il ait signalé un refroidissement du marché du logement.